Chanter les bhajans

Simplement pour le plaisir ou bien pour mémoriser ces chants magnifiques qu’on appelle des bhajans (mantras chantés),
vous pouvez les écouter et les chanter encore et encore !

Ainsi, quand vous viendrez au satsang en connaissant déjà ces chants, vous pourrez profiter pleinement de ce grand moment de partage.

Ce sont des chants dans l’énergie du cœur à consommer sans modération !
Je vous souhaite beaucoup de joie à les écouter et plus encore à les chanter

Satsang

Le cœur de la pratique du Yoga

Le mot Satsang signifie littéralement “la réunion avec la sagesse ». Lorsqu’on médite en groupe, ceci crée une atmosphère spirituelle concentrée, qui permet une expérience de méditation plus profonde. En Satsang, tout le monde pratique ensemble – des enseignants de Yoga expérimentés, des élèves de longue date et des débutants qui découvrent la méditation.

Le Satsang constitue le coeur de la pratique du Yoga et se compose d’une demi-heure de méditation silencieuse, suivie de chants de mantras méditatifs et d’une conférence à un niveau très abordable sur la  philosophie et la psychologie du Yoga.
Le Satsang donne accès à la paix intérieure et ouvre de nouvelles perspectives.

Chanter des Bhajans comme Sadhana (exercice spirituelle)

Nous devrions être près de Dieu et fusionner avec lui. Les grands Siddhas, Alwars et Nayanmars et plus tard Mirabaï, s’approchaient de Dieu en s’oubliant eux-mêmes et en chantant des chants dévotionnels.

Ils composaient des bhajans et autres chants dévotionnels et tandis qu’ils chantaient ils s’immergeaient totalement en Dieu. Ils ressentaient la grâce de Dieu et certains reçurent le pouvoir de Shakti tandis qu’ils chantaient avec dévotion. Les Siddhas étaient dans des états spirituels différents. Ils composaient des chants qui exprimaient de nombreuses vérités. Tandis qu’ils fermaient les yeux et chantaient, ils savaient ce qui se passait au moment présent et ce qui allait arriver dans le futur. Ils chantaient des kirtans miraculeux composés avec un raga et ils chantaient si merveilleusement que ceux qui les écoutaient en avaient la chair de poule !

Nous pouvons comparer la façon dont  ces personnes chantaient autrefois et la façon dont on chante maintenant. Nous pouvons réfléchir à cela et nous souvenir que ces personnes s’oubliaient complètement. Elles ne pensaient pas à elles tandis qu’elles chantaient. Elles croyaient qu’il y avait une sagesse et un pouvoir dans ces chants. Elles croyaient en la grâce de Dieu. Elles chantaient avec tellement de dévotion à longueur de journée qu’elles recevaient la grâce de Dieu.

Il n’y avait plus d’ego en elles. Elles ne pensaient jamais qu’elles seules pouvaient chanter. Cette attitude ne leur était pas présente à l’esprit. Elles ne riaient pas en chantant. Elles ne donnaient pas d’importance au raga. Toutes leurs pensées étaient tournées vers Dieu. Elles n’avaient pas besoin d’instruments à cordes pour être en harmonie – Elles ne pensaient pas aux instruments. Elles tournaient simplement leurs pensées vers Dieu et s’immergeaient en elles, et elles composèrent naturellement les ragas et la musique instrumentale.
Nombre d’entre elles atteignirent un état élevé en chantant ces purs bhajans et kirtans.

Lorsque ceux qui vivaient une vie matérielle chantaient ces bhajans et ces kirtans, leur maison était purifiée. Toute force négative présente dans leur maison disparaissait. Lorsque les gens entendaient ces chants, la négativité en eux partait également.

Lorsque vous chantez des bhajans à un endroit, un pouvoir Divin descend et s’installe sans que vous en ayez conscience. De nombreux miracles peuvent arriver grâce à ce pouvoir. Chanter des bhajans est un grand cadeau.









Amma bhajan chant à la mère divine par x–japan

Mantra de la compassion

Ce mantra est millénaire. C’est le symbole de la vie bouddhiste au Tibet.

Elle a fait l’objet de centaines d’interprétations. Les Tibétains le prononce OM MANI PEME HUM, et sa traduction la plus simple serait  » Salut à toi joyau dans le lotus « . L’origine de ce Mantra est liée à Tchenrézi Avalokitésvara, le grand Compatissant et à Kwan Yin, la Déesse de la Miséricorde. Il est le Protecteur par excellence du Tibet et s’incarne dans Sa Sainteté le Dalaï-lama, qui est et reste envers et contre tout le chef spirituel et temporel du Tibet.

Pour les pratiquants spirituels, la première et la dernière syllabes ont la réputation d’être chargées de puissance, et l’on doit les manier avec une infinie précaution.

OM, c’est le corps, la parole et l’esprit du disciple et en même temps celui du Bouddha : elle symbolise la métamorphose et l’illumination, l’éveil.

MANI, le joyau proprement dit qui exauce tous les désirs et figure le but suprême auquel on aspire.

PEME, le lotus, incarne la sagesse, en particulier celle de la parfaite vacuité (le vide plein et le plein vide). HUM exprime l’indivisibilité, l’unité indissociable de la méthode et de la sagesse.


Long est le chemin qui mène à la sagesse !

Commencer la méditation, l’idée est séduisante, mais vous ne savez pas toujours comment vous y prendre… Voici le témoignage et les conseils sans prétention d’une apprentie méditante.
© Laurent Vago

 

« Zut, il est déjà 21 heures 30, je ne vais pas avoir le temps de cultiver le bonheur ! » Voilà en substance le dilemme de l’apprenti méditant contemporain. Dans un monde où le temps s’est accéléré, ou les plannings démentiels broient les familles, où le bruit, l’omniprésence de la télévision et le manque d’espace en milieu urbain détruisent le silence et la possibilité de se retrouver seul avec soi-même, méditer demande une grande force de volonté. Ceux qui ont du temps libre, un espace de silence et d’intimité, une possibilité de contact avec la nature, ont « une longueur d’avance » même s’il ne s’agit pas là de compétition. Toutefois, prendre prétexte des conditions extérieures pour ne pas se lancer serait dommage. « Là où il y a une volonté, il y a un chemin » dit le moine zen Thich Nhat Hanh.

S’y retrouver dans les méthodes

Voilà à quoi pourrait ressembler notre monologue intérieur lorsque nourrie des lectures de diverses traditions, nous sommes égarés dans nos méthodes.

Je me concentre successivement sur chaque partie de mon corps, je me détends, j’écoute les bruits extérieurs… C’est le moment de dire un petit mantra – om mani padme hum om mani padme hum – mais au fait je ferais mieux d’ouvrir les yeux non, les yeux mi-clos c’est ça – donc j’ouvre les yeux, ça serait mieux si j’enlevais mes lunettes, oui voilà houlala ce que je suis myope, je ne suis pas allée chez l’ophtalmo depuis longtemps et il faudrait aussi que j’y amène les enfants, je n’ai pas signé le carnet de correspondance mince je dois aussi faire un chèque pour payer les charges de l’appartement mais où est ce p… de chéquier – non je vais fermer les yeux ça marchait mieux finalement – tiens si je visualisais quelque chose mon corps qui se remplit de lumière par exemple – ça fait combien de temps que je médite là ? Parce que je dois encore prendre ma douche avant que tout le monde se réveille– Zut, vite se recentrer le mantra : om mani padme hum om mani padme hum, non la respiration, c’est plus efficace, une deux trois, et si je priais un peu pour finir ? Mince j’entends le bébé qui se réveille. Par le pouvoir et la vérité de cette pratique, que tous les êtres vivants connaissent le bonheur. Amen.

Il existe de nombreuses méthodes, héritées de traditions allant de la kabbale au soufisme en passant par le zen et le bouddhisme théravada. Selon Melissa Blacker, instructeur au programme de réduction du stress de la Massachusetts Medical School, ces méthodes se rattachent en fonction de leur objet soit à la méditation de concentration, soit à la méditation de Pleine conscience (Mindfulness).

Certaines traditions présentent des formes mixtes. Avant de commencer, assurons-nous que nous savons où nous allons. Voulons-nous augmenter nos capacités de concentration, tant dans la vie quotidienne lorsque qu’un proche s’adresse à nous, qu’au travail ? Voulons-nous réagir aux événements avec moins d’emportement et de colère ? Voulons-nous nous dégager de l’angoisse diffuse qui nous prend à la gorge, à l’estomac, ou au plexus solaire ? Quelle forme de méditation nous attire le plus, laquelle nous convient le mieux ?

Persister, persister, persister !

Je me souviens d’une période au cours de laquelle j’avais intensément pratiqué la méditation. Je me sentais relaxée et alerte, quand survint un différend entre des collègues de travail. Tout le monde s’impliqua, je restais à l’écart, dans une position d’observatrice détachée jusqu’à ce que conviée dans le débat, je me révèle aussi intraitable que n’importe qui, voire plus ! Sans parler de la colère et du stress générés par cette affaire !

Quelle déception ce fut à l’époque ! Je mis longtemps avant de trouver des explications satisfaisantes. D’un point de vue neurologique tout d’abord, deux systèmes coexistent en nous, un système de mise en tension, de stress qui appelle un type de réponse du type fuir ou combattre. Notre espèce a commencé à le mobiliser pour échapper aux prédateurs, nous continuons avec peut-être moins d’à-propos lorsqu’un type nous grille la politesse à la poste ou lorsque nous avons des délais trop courts pour accomplir une tâche, etc… Le stress chronique est nuisible à l’organisme. Il correspond à la suractivité du cortex préfrontal droit, associée à toutes sortes d’émotions dites négatives, ou désagréables, telles la peur ou l’anxiété : ces émotions ont tendance à nous faire voir tout en noir, à nous rendre plus pessimistes, moins confiants, à nous faire prêter attention aux détails au détriment de la vision d’ensemble.

L’autre système est un système de régénération, de relâchement. Son activation correspond à ce qu’on appelle les émotions positives ou agréables, comme la joie et l’amour. Nous envisageons la vie avec plus de confiance, sommes davantage enclins à une vision d’ensemble. Plus optimistes, nous nous sentons plus heureux. Cet état d’esprit, favorisé par la méditation, nous permet de nous calmer et de sortir de nos automatismes cérébraux. Il renforce notre système immunitaire et assure une lutte plus efficace contre les maladies. Des études sur une forme de méditation tibétaine visant à développer et à approfondir la compassion ont montré qu’en cultivant ce type de sentiment, on génère des émotions positives.

La méditation est un moyen d’agir sur les circuits neuronaux et de diminuer l’emprise de certains conditionnements sur nos comportements. Malgré tout, nous continuerons à avoir les deux types d’émotions, parce que nous avons aussi en nous les deux logiciels. Mais tracer de nouveaux chemins dans le cerveau pour quitter nos bonnes vieilles autoroutes comportementales prend du temps. C’est pourquoi, à l’instar de tout entraînement, la méditation requiert discipline et régularité : Ce qui n’est pas la chose la plus facile…

Il m’a été utile de repartir de ce point fondamental : avant de vouloir atteindre les hautes sphères de la sagesse, il faut travailler sur les défauts et les angoisses présents, pas à pas, comme on aborderait l’étude d’une langue étrangère, en améliorant d’abord son vocabulaire et son accent.

Le meilleur moment, c’est toujours maintenant

Deuxième leçon, à approfondir avec des maîtres comme Thich Nhat Hanh : le meilleur moment pour pratiquer est toujours… maintenant. Car selon de nombreuses traditions, aucun autre moment n’existe ni n’existera jamais. Passé et futur sont des constructions mentales. Seul le présent est « réalité ». «Le passé est déjà révolu. Le futur n’est pas encore advenu. Ne nous perdons pas dans le regret de ce qui s’est passé ou dans l’attente et l’inquiétude de ce qui va venir. Revenons à nous-mêmes. Etablissons-nous dans l’instant présent » écrit Thich Nhat Hanh

Autrement dit, toutes les occasions de la vie sont des occasions de méditation. Inutile de se dire, « nous sommes le 15 septembre, je m’y mets le premier octobre. » Selon de nombreux textes la pratique formelle permet d’atteindre à de véritables changements dans la vie quotidienne. En effet, la pratique de la méditation ne vaut rien sans une attention de tous les instants ; cette attention doit porter sur notre manière de parler, de traiter les autres, de consommer nourriture, livres, télévision, films…. Chaque moment de la vie est aussi une occasion de mieux identifier nos modes de fonctionnement, de renforcer notre conscience.

Rester modeste

« Et si j’étais un élu, et que cela allait se révéler pendant ma méditation… Et si j’avais des pouvoirs… Et si j’allais voir les terres invisibles du Bouddha…» Formulées noires sur blanc, ces interrogations paraissent ridicules. Mais allez savoir ce que l’ego vous susurrera à l’oreille intérieure, pour peu qu’une expérience spirituelle inattendue advienne.

Les maîtres tibétains conseillent de ne pas s’attacher aux expériences : Si nous faisons un voyage en train, disent certains d’entre eux, nous n’en descendons pas quand un arbre nous plait ; nous le regardons, puis nous passons à autre chose. Dans le train de la méditation, c’est pareil. Inutile de descendre en route parce que nous avons vu des couleurs ou perçu certaines choses.

Finalement, j’ai eu la surprise de voir que ma pratique méditative avait porté ses fruits, en pleine tourmente. Quand avoir de la force était une question importante dont dépendait le bien-être de ma famille, j’ai non seulement trouvé cette force, mais une certaine paix intérieure ; à l’époque – je venais d’avoir un bébé – je méditais dès que j’avais quelques minutes, n’importe quand dans la journée, au milieu de la nuit. C’était une question d’équilibre. Je ne pensais pas. J’accomplissais les taches l’une après l’autre, économisant ainsi de l’énergie que j’aurais autrement gaspillé en vaines prises de tête. Cet état de grâce des temps difficiles n’a pas duré. Mais il a laissé une trace indélébile. Avec le courage que donne le calme intérieur, rien n’est insurmontable.

 

Utiliser la méditation avec mantra

comment utilise-t-on la méditation avec mantra ?

Les mantras peuvent être utilisés seuls ou faire partie d’une pratique de visualisation. Dans une pratique de visualisation classique, il se crée une communication entre la « déité » et le pratiquant, l’une apportant des bénédictions, des rayons de lumière ou même des paroles, et l’autre prononçant le mantra.

On utilise aussi les mantras comme « protecteurs de l’esprit » en marchant, en faisant la vaisselle ou même pendant la pratique de la méditation assise. Quand je voyage en avion, je psalmodie toujours un mantra (en silence) au décollage et à l’atterrissage. Souvent les bouddhistes comptent les mantras qu’ils récitent sur les perles d’un « mala ». L’action physique de glisser ses doigts sur les perles aide l’esprit à se concentrer. Traditionnellement le mala a 108 perles, nombre à signification mystique dans l’Inde ancienne. On peut le porter autour du cou pour y avoir accès facilement. Certains malas ont 21 perles et on les porte en bracelet. Mais il n’est pas indispensable d’avoir un mala pour répéter son mantra.

Pour méditer de manière formelle avec un mantra, en le répétant à voix haute ou en l’intériorisant, commencez par vous installer confortablement, le dos droit et prenez quelques minutes pour écouter votre respiration et observer l’apaisement progressif du mental. Vous pouvez ralentir la respiration en observant les mouvements de l’abdomen et en respirant plus profondément. Ceci contribuera à apaiser l’esprit, même s’il n’est pas nécessaire que l’esprit soit parfaitement calme pour commencer le mantra.

Si vous choisissez de dire votre mantra à voix haute, écoutez résonner le son des syllabes dans votre poitrine.

Avant chaque mantra, il est bon de prendre une profonde inspiration abdominale. Les mantras sont généralement plus beaux si vous prononcez tout le mantra en une seule expiration ; mais si vous n’y arrivez pas, faites comme vous le pouvez.

Laissez la dernière note du mantra s’allonger jusqu’à la première syllabe du suivant. Vous constaterez bientôt que le mantra se met en harmonie avec votre rythme respiratoire. Veillez à ce que ce soit le mantra qui suive votre respiration et non le contraire, sinon vous risquez d’être vite à bout de souffle.

Pendant la récitation, ne cherchez pas à vous souvenir du sens des paroles du mantra (même si elles en ont un !). Si vous connaissez le sens de certains des mots, vous allez faire des associations qui auront un impact sur votre esprit et leur signification s’approfondira au fur et à mesure que vous l’explorerez en dehors des temps de méditation.

Ne vous préoccupez pas de savoir si votre pratique est correcte ou pas. Peu importe si votre prononciation est approximative, c’est l’esprit qui compte.

Pour finir, diminuez progressivement le niveau sonore de votre voix jusqu’à ne plus le percevoir à l’extérieur mais seulement résonner à l’intérieur. Puis laissez également ce son intérieur être progressivement dissout dans le silence.

Restez assis quelques instants de plus, à l’écoute du silence encore résonnant, laissant le calme vibrant rafraîchir votre esprit et vos émotions.

les mantras bouddhiques

les mantras :

En cliquant sur le lien de chacun des mantras listés ci-dessous, vous arriverez à une page donnant des détails sur ce mantra, vous présentant la représentation qui y est associée, lorsqu’il y en a une, et vous permettant d’entendre une version audio de ce mantra. Vous pouvez vous en aider jusqu’au moment où vous l’aurez bien mémorisé.

Chaque mantra est répété environ dix fois pour vous donner le temps de l’apprendre et de vous essayer à le psalmodier. Vous pouvez le réécouter jusqu’à ce que vous ayez le sentiment de l’avoir bien retenu.

Il est à noter que, dans l’énoncé des mantras, nous avons omis l’accentuation diacritique qui permet une représentation phonétique plus précise. Mieux vaut donc se fier à la partie audio pour savoir comment les mantras doivent être prononcés (sachant que j’ai moi-même un accent écossais).

Note : Les Tibétains ont déformé certaines syllabes sanskrites. Par exemple ils ont tendance à dire « pemé » pour « padmé » et « soha » pour « svaha ». Si vous avez l’habitude de la prononciation tibétaine, vous noterez donc ici quelques petites différences.

Les mantras bouddhiques non associés à des représentations

Sabbe satta sukhi hontu
Om shanti shanti shanti
Gate gate paragate parasamgate bodhi svaha

Les mantras associés à des figures de la mythologie bouddhique :

Avalokitesvara
Manjughosa
Vajrapani
Tara verte
Amitabha
Tara blanche
Shakyamuni
Padmasambhava