Cultivez votre flore intestinale

En cette période d’excès alimentaires, notre flore intestinale est mise à rude épreuve. Nos solutions naturelles pour la restaurer.

Si la sphère digestive est le lieu où notre alimentation est transformée, elle est aussi le site privilégié de l’élaboration de nos défenses immunitairesL’intestin n’est en effet pas seulement un organe de transit pour les aliments. Il joue aussi un rôle clé sur le plan immunitaire. Grâce d’une part aux cellules épithéliales qui constituent une barrière physique et assurent l’étanchéité aux micro-organismes, mais aussi une barrière mécanique et chimique. Et d’autre part à la flore intestinale qui joue aussi un rôle de barrière en cela qu’elle évite la colonisation par des micro-organismes pathogènes. Si l’équilibre est rompu, on assiste à l’altération de l’état général avec fatigue, ballonnements, constipation, troubles du sommeil. Les principales causes de cette altération sont généralement dues à un déséquilibre alimentaire, au stress, à une baisse immunitaire, une diminution de la motilité intestinale ou encore à des infections. Il en résulte un déséquilibre de la flore intestinale. Or la flore joue un rôle important dans la digestion et donc dans le métabolisme des nutriments et des vitamines qui stimule la réponse immunitaire et par conséquent nos défenses naturelles. Il est ainsi essentiel de préserver l’équilibre de ce système fragile en lui fournissant d’abord une alimentation saine et riche en nutriments appropriés.

Prenez de l’aloé, de la levure et du charbon

La prise d’antibiotiques, une intoxication alimentaire, certaines combinaisons alimentaires, une mauvaise mastication, ou même une alimentation exotique peuvent faire apparaître des ballonnements, des aigreurs d’estomac, une fermentation, une mycose intestinale (Candida albicans), des troubles du transit, une intolérance au lactose, des allergies, des infections à répétition.
Ces symptômes ont principalement pour cause un déséquilibre de la flore intestinale. Le rôle de cette flore étant d’aider à la digestion et de nous protéger des bactéries pathogènes ou des mycoses en renforçant le système immunitaire.
Manger des yaourts au bifidus, saupoudrer sa salade de levure de bière ou prendre de l’Ultra-levure ne suffit pas à restaurer une flore intestinale déréglée. L’argile verte ou blanche, le charbon végétal activé, l’Aloe vera, des huiles essentielles, peuvent participer à améliorer l’état de la flore intestinale équilibrée et éliminer la mauvaise flore. Le jus de myrtille favorise aussi une bonne flore.

Mangez des fibres

La digestion commence au niveau de la bouche, d’où l’intérêt de ne pas engloutir sa nourriture. Mastiquez longuement vos aliments.Mangez des fruits et légumes (surtout de l’artichaut) qui stimulent la mastication, assurent la satiété et facilitent le fonctionnement digestif. Misez sur une dose suffisante de fibres alimentaires, qui nourrissent les bonnes bactériesFavorisez les légumes cuitsPassez progressivement aux aliments complets : pain, pâtes, sucre… Intégrez idéalement un légume sec par semaine(haricots, lentilles, lentilles corail, pois chiche…) et des graines oléagineuses (noix, noisettes, amandes, pignons…). Dans vos salades, associez une quantité équivalente de légumes crus et cuits (mâche et betterave, raquette et haricots verts…) et un peu de féculents (riz, pommes de terre…). Arrosez le tout de beaucoup d’eau (au minimum 1,5 litre par jour) pour favoriser le transit. Et appelez de bonnes bactéries en renfort, j’ai nommé les probiotiques.

Semez des probiotiques

Rien de tel pour restaurer la flore intestinale que les probiotiques, des micro-organismes vivants qui, lors­qu’ils sont ingérés en quantité adéquate, ont des effets bénéfiques sur l’organisme de leur hôte en améliorant les propriétés de sa flore intestinale. Ils ne doivent pas être altérés avant d’arriver dans le côlon afin de fournir à une ou plusieurs bactéries bénéfiques un terrain leur permettant de se nourrir et de se développer.
Les souches de probiotiques que l’on trouve dans les boutiques bio et en pharmacie sous forme de gélules ou en poudre sont naturellement présentes dans la flore intestinale. Elles sont viables en milieu gastrique acide, résistent à la bile et aux enzymes pancréatiques et adhèrent à la surface des cellules épithéliales intestinales. Elles sont souvent associées à des prébiotiques qui les stimulent. (en savoir plus sur les probiotiques)

Les conseils du nutritionniste

  • Augmenter la consommation de fibres solubles, douces pour l’intestin : les céréales d’avoine, la farine d’avoine, l’orge…
  • Réduire la consommation de fibres insolubles, irritantes : le son de blé et les petits fruits.
  • Remplacer le pain blanc et le riz blanc par du pain complet biologique au levain et des céréales complètes.
  • Réduire les matières grasses, car elles stimulent les contractions de l’intestin.
  • Limiter les aliments qui peuvent provoquer des ballonnements, ceux qui contiennent beaucoup de fructose (les pommes avec leur peau, les figues et les dattes).
  • Éviter le café, le thé, l’alcool et le chocolat, les remplacer par de la chicorée, des tisanes, du maté
  • Remplacer les charcuteries, abats, crustacés, gibiers par des pâtés végétaux ou d’algues.
  • Remplacer le lait de vache par des laits d’amande, de châtaigne ou de riz.
  • Remplacer les épices par des fines herbes.
  • Consommer les crudités à la fin des repas.
  • Boire de l’eau fréquemment au cours de la journée.
  • Manger à des heures régulières, bien mastiquer et ne pas sauter de repas.
  • Éviter la surconsommation de sucres et de viande qui favorisent les fermentations intestinales. Préférer les sucres complets, les fruits séchés, le miel, les poissons et volailles, les œufs et les protéines végétales.

Fatigue oculaire : du vert pour mieux voir

La Macula lutea est la région de la rétine responsable de la vision des détails (lecture, écriture, reconnaissance des visages, des objets…). Elle est protégée par deux caroténoïdes, la lutéine et la zéaxanthine. Ces deux substances sont présentes à l’état naturel dans les épinards, les choux, les brocolis, le maïs, le poivron, les petits pois, le concombre, la laitue, les oranges, la pêche, les kiwis, la mandarine les noix, les amandes ou encore les pistaches.

Autre allié de la vue : la vitamine A (appelée rétinol en raison de son importance pour la rétine) qui aide l’œil à accommoder lors du passage de la lumière vive à l’obscurité. Elle est essentielle à la formation de deux pigments oculaires essentiels pour la vision nocturne et la vision des formes et des couleurs. On en trouve notamment dans le foie, les poissons très gras, le beurre, le jaune d’œuf…
Mais sachez que la provitamine A ou bêta-carotène, transformée en vitamine A par l’organisme au fur et à mesure de ses besoins, se trouve en abondance dans les carottes, le pissenlit, le fenouil, les épinards, le cresson, le brocoli, la mâche, chou vert, le persil, scarole, endives, tomates, melon, mangue, abricots.

Mauvais plan

Si vous êtes presbyte, n’utilisez les loupes de lecture qu’on trouve en pharmacie qu’en dépannage.
Glissées dans un sac, une poche de veste, la boîte à gants, elles seront utiles pour lire la carte au restaurant, trouver une adresse sur un plan en voiture le soir, lire une étiquette au supermarché… mais pas en permanence car les corrections proposées ne correspondent pas forcément à celle préconisée par votre ophtalmologue. Surtout on n’a jamais la même réfraction et donc la même correction pour les deux yeux.

L’huile de poissons sauvages

Les acides gras polyinsaturés spécifiques de la vision (DHA et EPA) constituent 45 % des cellules des bâtonnets de la rétine.L’apport en DHA assure la régénération physiologique des membranes de la rétineL’apport en EPA, quant à lui, favorise la circulation pour une meilleure assimilation des nutriments protecteurs (lutéine et zéaxanthine). De nombreux compléments alimentaires à base d’oméga 3 peuvent donc vous aider. Celui que nous avons sélectionné est composé uniquement d’huile de poissons sauvages et de vitamine E naturelle. Il est vendu par une société spécialiste des produits de la mer et est sans doute l’un des moins chers du marché : 30 ? (port gratuit pour nos lecteurs) pour un pilulier de 120 capsules dosées à 500 mg avec au moins 215 mg de DHA et 30 mg d’EPA.

Oméga – 10/50 EPA/DHA (Laboratoires Valorimer).

Le yoga des yeux

C’est une méthode simple et naturelle à la portée de tous permettant de reposer les yeux, d’entretenir et d’améliorer la vision. Il s’agit d’une éducation des yeux qui apprend à utiliser au mieux ses capacités visuelles dans un état de détente et d’harmonie. Selon votre sensibilité, ce sera une solution alternative, ou complémentaire, aux lunettes…
Pour suivre des cours :

Centre Tapovan, 9 rue Gutemberg, 75015 Paris ou Association L’Art de Voir

À lire et à voir

  •  « Yoga des yeux », de Kiran Vyas (au Centre Tapovan ou chez votre libraire).

Myrtille

La myrtille est naturellement riche en bioflavonoïdes appelés anthocyanosides qui favorisent la vision de nuit, renforcent le système vasculaire et protègent l’intégrité microvasculaire des yeux. La myrtille possède aussi des propriétés antibactériennes et antivirales.
Elle réduit la fatigue oculaire et améliore l’acuité visuelle, notamment la vision de nuit. Myrtille bio des laboratoires Super Diet contient 100 % de pur jus obtenu par extraction à froid pour respecter l’intégrité et la naturalité de la plante.
Prendre une ampoule dans un verre d’eau de source, de préférence le matin. Cure de 20 jours à renouveler.

Myrtille – Fortifiant de la vue, Laboratoires Super Diet, boîte de 20 ampoules de 15 ml de pur jus. En boutiques bio.

Cassis

Ce cocktail bio contient de la myrtille qui renforce la résistance des capillaires et améliore la vision crépusculaire et du cassis, riche en pigments anthocyaniques et recommandé pour augmenter l’acuité visuelle.
En cures régulières, il aide à récupérer une bonne acuité visuelle après une journée de surmenage et améliore la vision nocturne. En cure d’un mois minimum, prendre 2 ampoules par jour de jus pur ou dilué dans de l’eau de source ou dans un jus d’orange.

Ampoules Fatigue des yeux Bio, Laboratoires Yves Ponroy, Gamme Bioconseils, boîte de 20 ampoules. En boutiques bio.

 Rose rouge et Bleuet

Phytavision aide à une meilleure vision, accroît la vision crépusculaire et nocturne, diminue l’inflammation musculaire et protège la rétine. Cette préparation buvable contient du pur jus de myrtille et de cassis, un extrait aqueux de myrtille, de cassis, et d’euphraise, un hydrolat de rose rouge et de bleuet et du concentré d’héricium. Puissant antioxydant naturel, l’hydrolat de bleuet contribue à la santé des vaisseaux sanguins, fait dégonfler les yeux et soulage toutes les douleurs oculaires. Les anthocyanines qui lui confèrent sa couleur bleue, réduisent la fatigue oculaire. La rose rouge a par ailleurs des vertus astringentes et permet de soulager l’inflammation et le larmoiement des yeux. De plus, l’association myrtille, bleuet, rose rouge accroît la vision crépusculaire. Enfin, le concentré d’héricium agit comme protecteur de la rétine.

Phytavision, Laboratoire Cosmediet Saint-Benoît- La Courtisane. Boîte de 24 ampoules de 20 ml. En boutiques bio.

Les antibiotiques naturels, ça marche vraiment

En nous reposant exclusivement sur les antibiotiques chimiques, nous perdons le combat contre les maladies infectieuses.
Pour éviter une catastrophe imminente nous devrons nous tourner vers la phytothérapie et l’aromathérapie qui ont de nombreuses solutions à proposer.
Voici quelques traitements qui vous donneront les moyens de lutter efficacement contre les infections les plus courantes.
Il ne s’agit pas ici de prétendre que les antibiotiques naturels peuvent, en toutes circonstances remplacer les antibiotiques synthétiques. Mais il reste encore des maladies infectieuses fréquentes pour lesquelles les médecines naturelles et tout particulièrement la phytothérapie par les huiles essentielles présentent des possibilités très intéressantes.

Faire tomber la fièvre

Pour faire chuter une température trop élevée, il existe tout un arsenal de plantes faciles à prendre sous forme de teintures, tisanes ou de décoctions. Mais aussi des bains et des frictions.

  • Infusions
  1. L’eucalyptus
    Originaire d’Australie, l’eucalyptus est utilisé par les aborigènes pour lutter contre les infections et les fièvres.
    Laisser infuser 10 mn quatre feuilles dans une tasse d’eau bouillante. Prendre 3 tasses par jour loin des repas.
  2. Le saule blanc
    C’est un excellent antipyrétique (contre la fièvre). C’est d’ailleurs la salicine (ou acide salicylique) qu’il contient, isolée en 1880 par Bayer, qui a donné naissance à l’aspirine.
    Verser de l’eau bouillante sur une cuillère à café d’écorce séchée. Laisser infuser 20 mn. Masquer le goût amer avec de la cannelle, du gingembre, de la camomille, qui sont aussi antiseptiques.
  3. Tisanes
    75 g de racine de gentiane, 25 g de racine de gingembre, faire bouillir 5 mn et laisser infuser 5 mn. Prendre 4 à 5 fois par jour pendant la durée de la fièvre.
  4. Feuilles d’aulne, de chêne, de grassette à quantité égale. Laisser infuser 10 mn. En boire 3 à 4 tasses.
  5. Poudres et teintures mères
    5 à 10 g de poudre d’écorce de saule blanc à prendre plusieurs fois par jour dans une cuiller de miel.
    50 g d’écorce de saule (en pharmacie) à macérer dans un litre de vin. En prendre un verre avant les repas.
  • Bains et frictions

Ajouter dans l’eau du bain tiède (température inférieure à celle du corps), une cuillère à soupe d’un mélange d’huiles essentielles de gingembre, camomille, genièvre, sassafras (5 gouttes de chaque dans 125 ml d’excipient solubilisant). À la sortie du bain, frictionner avec un mélange de teinture de gingembre (30 gouttes) et d’huiles essentielles de citron, camomille et sassafras (12 gouttes de chaque) dans un flacon de 125 ml d’alcoolat de gentiane.

Cas particulier des enfants

  • Huiles essentielles en massage : 3 ml de ravensara aromatica, 2 ml de myrtus communis CT cinéole, 1 ml d’aniba rosaeodora, 3 ml d’huile vierge de noisette et du transcutol pour faire 15 ml. 6 gouttes sur le thorax et le haut du dos, 6 fois par jour, pendant 48 heures.
  • On peut aussi humecter des compresses froides avec de l’huile essentielle d’eucalyptus, de lavande, d’orange amère et de ravensare (1 goutte de chaque). Appliquer sur le front et faire prendre un bain à peine tiède dans lequel on aura ajouté une cuillère à soupe du mélange suivant : camomille, gingembre, genièvre, sassafras, excipient solubilisant pour faire 150 ml.

Angines

Soigner une angine sans recourir aux antibiotiques synthétiques oui, mais il faut que les symptômes disparaissent en moins de 24 h.

Moyens locaux

  • Extraits de pépin de pamplemousse : le meilleur antibiotique naturel. 3 fois 30 gouttes par jour.
  • Propolis : c’est un antiseptique naturel. Au choix : gélules, poudre, spray, crème, comprimés ou pâte à mâcher.
  • Miel et feuilles de ronces : 1 cuillère à soupe de miel, 1 cuillère à soupe de feuilles de ronces, à laisser infuser 10 mn dans une tasse à thé d’eau bouillante. Gargarismes 3 fois par jour.
  • Racine de phytolaque et souci des jardins : une cuillère à soupe du mélange pour une tasse d’eau bouillante. Laisser infuser 10 mn. Sucrer au miel. 3 tasses par jour.
  • Mûrier noir, réglisse, plantin : 50 g de chaque à faire infuser dans 1/3 de litre d’eau. 3 tasses par jour.

Huiles essentielles :

  • Thym, eucalyptus, niaouli : 10 gouttes de chaque dans un flacon de 60 ml d’élixir de papaïne. Prendre 30 gouttes dans un verre d’eau citronnée tiède, 10 mn avant les 3 repas.
  • Bois de rose, sarriette des montagnes, thym vulgaire : 2 gouttes de chaque dans une cuillère de miel 2 fois par jour.
  • Eucalyptus radiata, girofle, thym à linalol peuvent être utilisés chez l’enfant : 2 gouttes de chaque dans une cuillère de miel 2 fois par jour.
  • Teinture mère (pour les angines aiguës) : calandula ou phytolocca ou ecchinacea. 1 cuillère à soupe dans un verre d’eau, en gargarismes.

Bronchites

  • Extraits secs
  1. En cas de bronchite aiguë : 200 mg d’extrait sec d’echinacée, en gélules ou comprimés, 4 fois par jour.
  2. En cas de bronchite chronique : 200 mg d’echinacée, 2 fois par jour, 3 mois sur 4.
  • Huiles essentielles
  1. Inhaler le parfum d’une ou plusieurs de ces huiles : benjoin, cèdre, citron, encens, eucalyptus, marjolaine et menthe poivrée. Masser la poitrine avec de l’huile de germe de blé, amande douce ou macadamia.
  2. Prendre un bain de 30 mn dans lequel on aura ajouté et bien dispersé 10 gouttes d’huile essentielle de ravensare, niaouli, thym vulgaire.
  • Diffusion atmosphérique.

10 gouttes d’eucalyptus radiata, 10 gouttes de citron, 10 gouttes de ravensara dans un inhalateur. 2 à trois séances de 20 mn.

Otites

Pour les adultes, le citron et l’ail sont conseillés pour leurs vertus antiseptiques.

  • Huiles essentielles

En usage local

  1. Faire préparer le mélange suivant : 0,25 g de lavande, 0, 25 g de girofle, 10 g de glycérine, huile d’amande douce pour faire un flacon de 30 ml. 5 gouttes dans l’oreille, 2 à 3 fois par jour.
  2. Mettre 5 gouttes d’huile d’amande douce dans le conduit auditif externe et fermer avec de la ouate.
  3. Rincer l’oreille avec une infusion de prêle.

En complément de traitement 2 à 3 gouttes d’huiles essentielles de niaouli et de cajeput mélangées à 1 cuillère à soupe de miel, 2 à 3 fois par jour.

À titre préventif Climarome (mélange d’huiles essentielles) peut être utilisé pour frotter le thorax et le cou de l’enfant avec quelques gouttes, 2 fois par jour.

 

À lire :

Phytodétox : les plantes faciles à utiliser

La panoplie du phytothérapeute est riche en plantes qui ont pour effet de drainer les différents émonctoires. Nous avons sélectionné pour vous celles qui sont les plus faciles à utiliser.

Du citron pour stimuler le foie

Le foie constitue un organe clé et prioritaire dans le processus de détoxination. Car si ses fonctions sont multiples, il est surtout chargé d’éliminer les déchets et de neutraliser les toxines en circulation dans l’organismePour le stimuler, On peut conseiller de commencer la journée avec un jus de citron frais mélangé à de l’eau chaude. Si l’on connaît les vertus stimulantes et antiseptiques du citron, on sait moins qu’il est d’une remarquable efficacité pour dynamiser les foies encombrés. Côté plantes, l’achillée (Achillea millefolium) régule le foie, fortifie le système nerveux et stimule l’immunité. Elle sera très utile en infusion de quelques jours au printemps.
Le romarin est un autre trésor. Cette plante soutient le travail du foie et accélère la production et l’évacuation de la bile. Elle est, de plus, facilement utilisable en cuisine, mais aussi en infusion (une poignée de sommités fleuries pour 1 litre d’eau, infuser 10 minutes et boire en trois fois dans la journée).


De l’aloé vera pour nettoyer les intestins


Les intestins jouent un rôle fondamental. Avec ses 7 mètres de long et un diamètre de 3 à 8 cm, la quantité de substances qui peut stagner, putréfier ou fermenter est énorme et elle contribue pour une grande part à l’auto-intoxication (c’est d’ailleurs souvent la cause première de la constipation). L’aloé vera aide à se débarrasser de ces déchets en augmentant la production d’enzymes digestives, ce qui a pour effet de rééquilibrer la flore intestinale. Il améliore également le système immunitaire qui va mieux faire son travail de nettoyage et de dépuration de l’organisme. Il nettoie les intestins, favorise leur cicatrisation et rétablit l’équilibre du pH intestinal. Il est recommandé de faire une cure de deux à trois semaines et d’observer ensuite un temps de repos.
On peut également recommander la bourdaine (que l’on prendra en infusion) qui, par son effet global sur le système digestif, améliore en douceur le transit. On utilise l’écorce séchée pour préparer l’infusion (1 cuiller à café pour 250 ml d’eau, deux tasses par jour).


Le vinaigre de cidre

Ce vinaigre est riche en minéraux (phosphore, calcium, magnésium, soufre, fluor, fer, silice) et en enzymes. C’est un très bon fortifiant et stimulant du métabolisme. Il permet aussi l’élimination des toxines, la réduction de l’acide urique et du mauvais cholestérol, l’élimination des dépôts calcaires, des calculs rénaux et biliaires, le nettoyage du rein et du foie, la purification du sang. Il est excellent pour la peau car son pH est pratiquement le même que celui d’une peau saine.
Signalons que le vinaigre de cidre est par une bénédiction pour les arthritiques. Il élimine les dépôts calcaires des articulations. Il agit dans les cas d’arthrose, d’épine calcaire du talon.
Choisissez impérativement du vinaigre de cidre bio et non pasteurisé 
(on en trouve en boutique bio). La dose recommandée est de 4 ml dans un grand verre d’eau deux fois par jour.

L’aubier de tilleul

L’aubier est cette couche tendre située entre l’écorce et le bois dur. L’aubier de tilleul (Tilia cordata), récolté au moment de la montée de la sève, cumule deux puissants effets, draineur et dissolvant, qui stimulent toutes les fonctions d’éliminationCes propriétés cholérétiques et cholagogues drainent les voies biliaires et les débarrassent de leurs calculs.

Drainez les émonctoires à tour de rôle

Dépurer les cinq émonctoires en un seul et même traitement peut être dangereux. Il est préférable de les stimuler dans l’ordre de leur importance : le foie, les intestins, les reins, les poumons et enfin la peau. La durée de la cure et la progression des quantités absorbées sont à observer avec prudence surtout si la personne qui pratique les drainages est très intoxiquée (personne surmédicamentée, grande mangeuse de viande…) ou que ses forces sont restreintes (personne âgée, grand malade). C’est une fois les émonctoires rééduqués, que les cures peuvent porter sur tous les émonctoires en même temps. Nous vous recommandons alors de choisir des tisanes comprenant plusieurs ingrédients afin d’en optimiser l’effet, et d’agir à la fois sur les différents émonctoires. Il est également préférable d’y mélanger des plantes relaxantes qui aideront à opérer un drainage en douceur. Il existe par exemple des tisanes déjà préparées que l’on peut trouver en boutique bio (Herb & Plant) comportant du chiendent, de l’anis vert, de la fleur de sureau, fleur d’aubépine, de la mélisse, du romarin et de l’olivier. Du tout en un !


Du pissenlit pour laver les reins

On dit du pissenlit qu’il rince le filtre rénal et essore l’éponge hépatique. Il est aussi surnommé le « grand nettoyant ». Vous pouvez, bien sûr, le consommer en salade, ramasser ses racines et les utiliser en infusion. Les racines rissolées et ajoutées aux plats et aux salades sont une variante intéressante (avec un effet surprise garanti !). Maurice Mességué, herboriste, conseille de préparer les racines de pissenlit en tisane, associées à de la fumeterre, du romarin et de l’ortie (quatre pincées de chaque dans un demi-litre d’eau), à boire dans la journée.
Mais de nombreuses autres plantes peuvent nettoyer les reins. C’est le cas du bourgeon de peuplier qui est un excellent diurétique éliminateur de l’acide urique tout en fortifiant les voies respiratoires.

Le frêne, via ses feuilles, offre, lui, des vertus nettoyantes idéales pour les personnes souffrant de rhumatismes et de crises de goutte.
La racine d’hydrangéa est également connue pour sa capacité à éliminer les stases rénales et à relancer la filtration des reins, la circulation du sang et des urines.
La racine sèche d’épine-vinette (Berberis vulgaris) est tonique et diurétique, elle agit également sur les engorgements du foie
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À l’une ou plusieurs de ces plantes on peut ajouter un des sels constitutionnels du Dr Schüssler (vendus en pharmacie), le sel Natrum sulfuricum, spécifique du fonctionnement du rein.
Vous pouvez aussi abuser, à table, des asperges, des poireaux et du tamier. Les pousses de tamier (Tamus communis), appelées aussi « raspounchou » se consomment cuites à la vapeur.

Le plantain pour assainir les poumons…

Les poumons sont avant tout une voie d’élimination de déchets gazeux, mais à cause de la suralimentation et de la pollution, ils rejettent très souvent aussi des déchets solides (glaires). Le plantain (Plantago majus), si peu connu, est pourtant un fortifiant des voies respiratoires, un stimulant immunitaire hors pair, qui a en plus le pouvoir de modérer les réactions allergiques. Les propriétés astringentes, cicatrisantes, dépuratives, diurétiques, expectorantes font de cette plante un allié idéal pour nettoyer les bronches. Les feuilles peuvent être utilisées en infusion (100 g de feuilles dans un litre d’eau bouillante). Vous pourrez aussi trouver du plantain en gélules.

La bourrache pour purifier la peau

La peau est le reflet des encombrements du foie, des intestins ou des reins. Elle constitue une triple porte de sortie puisqu’elle peut rejeter des déchets cristalloïdaux dissous dans la sueur prenant ainsi le relais des reins. Elle peut aussi rejeter les déchets colloïdaux par les glandes sébacées se faisant ainsi le relais du foie. Et enfin, la couche basale ondulée de l’épiderme retransforme des déchets en substances utiles relayant ainsi les intestins. Que de missions pour la peau ! Pour l’aider à excréter, faites appel à la bourrache en fleurs, sudorifique et diurétique (en infusion : 2 cuillers à soupe pour 1/2 litre d’eau, infuser quinze minutes et consommer jusqu’à quatre tasses par jour). La racine de bardane est aussi conseillée contre les surcharges de la peau. Il est cependant recommandé de la prendre en complément à un drainage hépatique (à raison de 2 à 4 gélules par jour, en infusion, en teinture mère ou en jus de racine fraîche).

La sève de bouleau, remède tout terrain

On peut acheter depuis quelques années par correspondance de la sève de bouleau fraîche et tout juste récoltée. De nombreux récoltants en proposent, il faut donc faire un choix. Plusieurs critères doivent être pris en compte. La sève de bouleau ne doit être ni micro-filtrée ni pasteurisée afin qu’elle conserve l’ensemble de se propriétés et de ses nutrimentsLa méthode de récolte est également très importante si l’on veut bénéficier de la sève la plus efficace. La sève de bouleau n’a, en effet, pas la même composition, la même richesse en sels minéraux, enzymes… selon qu’elle est prélevée près du sol, à un mètre ou encore plus haut. Cette composition est également différente entre le point d’embranchement sur le tronc et le bout des branches. Mais elle change aussi selon que le bouleau pousse plus ou moins près des rochesselon qu’il reçoit plus ou moins de vent ou de soleil, autrement dit, selon son exposition aux intempéries. La qualité du sol joue un rôle très important, l’absence de pollution aussi.

Enfin, un bouleau français correspond toujours mieux aux besoins des personnes qui habitent ce pays : préférez donc une sève d’origine française à une sève venue des pays de l’Est. La récolte est donc un travail précis, chaque bouleau étant différent. Cette rigueur d’observation et de récolte garantit à ce produit son caractère traditionnel et artisanal.
Pour ajouter un effet « coup de fouet » à la cure de sève de bouleau et pour obtenir un effet spécifique sur la peau, certains producteurs y ajoutent du jus d’argousier. Dans les régions où cet arbuste pousse naturellement (Himalaya, Caucase, vallées alpestres), le jus d’argousier est en effet utilisé comme tonique et antifatigue. Le jus d’argousier contient une importante diversité de nutriments qui viendront s’ajouter à l’effet reminéralisant et nettoyant de la sève de bouleau. Le jus contient de la vitamine C, de la provitamine A, des vitamines du groupe B (B3, B6, B1, B2) ainsi que de nombreux éléments minéraux : silice, fer, calcium, magnésium, potassium, sodium, phosphore, zinc, cuivre…

Le régime de printemps

Remplacez une partie des protéines animales, mais aussi des produits laitiers, par des sources végétales plus digestes et bien moins productrices d’acides. La plupart des aliments alcalinisants, dont évidemment les légumes, soulagent le travail dépuratif du foie. Carottes, haricots verts, betteraves rouges, pommes de terre, crucifères, le choix est vaste. N’oubliez pas les crudités, comme les salades saisonnières de pissenlit ou de chicorée. À̀ compléter de sources d’enzymes, comme les graines germées. Enfin, il ne faut pas non plus négliger le petit-déjeuner : l’épeautre, sous forme de flocons ou de pain complet est de loin préférable aux corn-flakes !