Phytodétox : les plantes faciles à utiliser

La panoplie du phytothérapeute est riche en plantes qui ont pour effet de drainer les différents émonctoires. Nous avons sélectionné pour vous celles qui sont les plus faciles à utiliser.

Du citron pour stimuler le foie

Le foie constitue un organe clé et prioritaire dans le processus de détoxination. Car si ses fonctions sont multiples, il est surtout chargé d’éliminer les déchets et de neutraliser les toxines en circulation dans l’organismePour le stimuler, On peut conseiller de commencer la journée avec un jus de citron frais mélangé à de l’eau chaude. Si l’on connaît les vertus stimulantes et antiseptiques du citron, on sait moins qu’il est d’une remarquable efficacité pour dynamiser les foies encombrés. Côté plantes, l’achillée (Achillea millefolium) régule le foie, fortifie le système nerveux et stimule l’immunité. Elle sera très utile en infusion de quelques jours au printemps.
Le romarin est un autre trésor. Cette plante soutient le travail du foie et accélère la production et l’évacuation de la bile. Elle est, de plus, facilement utilisable en cuisine, mais aussi en infusion (une poignée de sommités fleuries pour 1 litre d’eau, infuser 10 minutes et boire en trois fois dans la journée).


De l’aloé vera pour nettoyer les intestins


Les intestins jouent un rôle fondamental. Avec ses 7 mètres de long et un diamètre de 3 à 8 cm, la quantité de substances qui peut stagner, putréfier ou fermenter est énorme et elle contribue pour une grande part à l’auto-intoxication (c’est d’ailleurs souvent la cause première de la constipation). L’aloé vera aide à se débarrasser de ces déchets en augmentant la production d’enzymes digestives, ce qui a pour effet de rééquilibrer la flore intestinale. Il améliore également le système immunitaire qui va mieux faire son travail de nettoyage et de dépuration de l’organisme. Il nettoie les intestins, favorise leur cicatrisation et rétablit l’équilibre du pH intestinal. Il est recommandé de faire une cure de deux à trois semaines et d’observer ensuite un temps de repos.
On peut également recommander la bourdaine (que l’on prendra en infusion) qui, par son effet global sur le système digestif, améliore en douceur le transit. On utilise l’écorce séchée pour préparer l’infusion (1 cuiller à café pour 250 ml d’eau, deux tasses par jour).


Le vinaigre de cidre

Ce vinaigre est riche en minéraux (phosphore, calcium, magnésium, soufre, fluor, fer, silice) et en enzymes. C’est un très bon fortifiant et stimulant du métabolisme. Il permet aussi l’élimination des toxines, la réduction de l’acide urique et du mauvais cholestérol, l’élimination des dépôts calcaires, des calculs rénaux et biliaires, le nettoyage du rein et du foie, la purification du sang. Il est excellent pour la peau car son pH est pratiquement le même que celui d’une peau saine.
Signalons que le vinaigre de cidre est par une bénédiction pour les arthritiques. Il élimine les dépôts calcaires des articulations. Il agit dans les cas d’arthrose, d’épine calcaire du talon.
Choisissez impérativement du vinaigre de cidre bio et non pasteurisé 
(on en trouve en boutique bio). La dose recommandée est de 4 ml dans un grand verre d’eau deux fois par jour.

L’aubier de tilleul

L’aubier est cette couche tendre située entre l’écorce et le bois dur. L’aubier de tilleul (Tilia cordata), récolté au moment de la montée de la sève, cumule deux puissants effets, draineur et dissolvant, qui stimulent toutes les fonctions d’éliminationCes propriétés cholérétiques et cholagogues drainent les voies biliaires et les débarrassent de leurs calculs.

Drainez les émonctoires à tour de rôle

Dépurer les cinq émonctoires en un seul et même traitement peut être dangereux. Il est préférable de les stimuler dans l’ordre de leur importance : le foie, les intestins, les reins, les poumons et enfin la peau. La durée de la cure et la progression des quantités absorbées sont à observer avec prudence surtout si la personne qui pratique les drainages est très intoxiquée (personne surmédicamentée, grande mangeuse de viande…) ou que ses forces sont restreintes (personne âgée, grand malade). C’est une fois les émonctoires rééduqués, que les cures peuvent porter sur tous les émonctoires en même temps. Nous vous recommandons alors de choisir des tisanes comprenant plusieurs ingrédients afin d’en optimiser l’effet, et d’agir à la fois sur les différents émonctoires. Il est également préférable d’y mélanger des plantes relaxantes qui aideront à opérer un drainage en douceur. Il existe par exemple des tisanes déjà préparées que l’on peut trouver en boutique bio (Herb & Plant) comportant du chiendent, de l’anis vert, de la fleur de sureau, fleur d’aubépine, de la mélisse, du romarin et de l’olivier. Du tout en un !


Du pissenlit pour laver les reins

On dit du pissenlit qu’il rince le filtre rénal et essore l’éponge hépatique. Il est aussi surnommé le « grand nettoyant ». Vous pouvez, bien sûr, le consommer en salade, ramasser ses racines et les utiliser en infusion. Les racines rissolées et ajoutées aux plats et aux salades sont une variante intéressante (avec un effet surprise garanti !). Maurice Mességué, herboriste, conseille de préparer les racines de pissenlit en tisane, associées à de la fumeterre, du romarin et de l’ortie (quatre pincées de chaque dans un demi-litre d’eau), à boire dans la journée.
Mais de nombreuses autres plantes peuvent nettoyer les reins. C’est le cas du bourgeon de peuplier qui est un excellent diurétique éliminateur de l’acide urique tout en fortifiant les voies respiratoires.

Le frêne, via ses feuilles, offre, lui, des vertus nettoyantes idéales pour les personnes souffrant de rhumatismes et de crises de goutte.
La racine d’hydrangéa est également connue pour sa capacité à éliminer les stases rénales et à relancer la filtration des reins, la circulation du sang et des urines.
La racine sèche d’épine-vinette (Berberis vulgaris) est tonique et diurétique, elle agit également sur les engorgements du foie
.
À l’une ou plusieurs de ces plantes on peut ajouter un des sels constitutionnels du Dr Schüssler (vendus en pharmacie), le sel Natrum sulfuricum, spécifique du fonctionnement du rein.
Vous pouvez aussi abuser, à table, des asperges, des poireaux et du tamier. Les pousses de tamier (Tamus communis), appelées aussi « raspounchou » se consomment cuites à la vapeur.

Le plantain pour assainir les poumons…

Les poumons sont avant tout une voie d’élimination de déchets gazeux, mais à cause de la suralimentation et de la pollution, ils rejettent très souvent aussi des déchets solides (glaires). Le plantain (Plantago majus), si peu connu, est pourtant un fortifiant des voies respiratoires, un stimulant immunitaire hors pair, qui a en plus le pouvoir de modérer les réactions allergiques. Les propriétés astringentes, cicatrisantes, dépuratives, diurétiques, expectorantes font de cette plante un allié idéal pour nettoyer les bronches. Les feuilles peuvent être utilisées en infusion (100 g de feuilles dans un litre d’eau bouillante). Vous pourrez aussi trouver du plantain en gélules.

La bourrache pour purifier la peau

La peau est le reflet des encombrements du foie, des intestins ou des reins. Elle constitue une triple porte de sortie puisqu’elle peut rejeter des déchets cristalloïdaux dissous dans la sueur prenant ainsi le relais des reins. Elle peut aussi rejeter les déchets colloïdaux par les glandes sébacées se faisant ainsi le relais du foie. Et enfin, la couche basale ondulée de l’épiderme retransforme des déchets en substances utiles relayant ainsi les intestins. Que de missions pour la peau ! Pour l’aider à excréter, faites appel à la bourrache en fleurs, sudorifique et diurétique (en infusion : 2 cuillers à soupe pour 1/2 litre d’eau, infuser quinze minutes et consommer jusqu’à quatre tasses par jour). La racine de bardane est aussi conseillée contre les surcharges de la peau. Il est cependant recommandé de la prendre en complément à un drainage hépatique (à raison de 2 à 4 gélules par jour, en infusion, en teinture mère ou en jus de racine fraîche).

La sève de bouleau, remède tout terrain

On peut acheter depuis quelques années par correspondance de la sève de bouleau fraîche et tout juste récoltée. De nombreux récoltants en proposent, il faut donc faire un choix. Plusieurs critères doivent être pris en compte. La sève de bouleau ne doit être ni micro-filtrée ni pasteurisée afin qu’elle conserve l’ensemble de se propriétés et de ses nutrimentsLa méthode de récolte est également très importante si l’on veut bénéficier de la sève la plus efficace. La sève de bouleau n’a, en effet, pas la même composition, la même richesse en sels minéraux, enzymes… selon qu’elle est prélevée près du sol, à un mètre ou encore plus haut. Cette composition est également différente entre le point d’embranchement sur le tronc et le bout des branches. Mais elle change aussi selon que le bouleau pousse plus ou moins près des rochesselon qu’il reçoit plus ou moins de vent ou de soleil, autrement dit, selon son exposition aux intempéries. La qualité du sol joue un rôle très important, l’absence de pollution aussi.

Enfin, un bouleau français correspond toujours mieux aux besoins des personnes qui habitent ce pays : préférez donc une sève d’origine française à une sève venue des pays de l’Est. La récolte est donc un travail précis, chaque bouleau étant différent. Cette rigueur d’observation et de récolte garantit à ce produit son caractère traditionnel et artisanal.
Pour ajouter un effet « coup de fouet » à la cure de sève de bouleau et pour obtenir un effet spécifique sur la peau, certains producteurs y ajoutent du jus d’argousier. Dans les régions où cet arbuste pousse naturellement (Himalaya, Caucase, vallées alpestres), le jus d’argousier est en effet utilisé comme tonique et antifatigue. Le jus d’argousier contient une importante diversité de nutriments qui viendront s’ajouter à l’effet reminéralisant et nettoyant de la sève de bouleau. Le jus contient de la vitamine C, de la provitamine A, des vitamines du groupe B (B3, B6, B1, B2) ainsi que de nombreux éléments minéraux : silice, fer, calcium, magnésium, potassium, sodium, phosphore, zinc, cuivre…

Le régime de printemps

Remplacez une partie des protéines animales, mais aussi des produits laitiers, par des sources végétales plus digestes et bien moins productrices d’acides. La plupart des aliments alcalinisants, dont évidemment les légumes, soulagent le travail dépuratif du foie. Carottes, haricots verts, betteraves rouges, pommes de terre, crucifères, le choix est vaste. N’oubliez pas les crudités, comme les salades saisonnières de pissenlit ou de chicorée. À̀ compléter de sources d’enzymes, comme les graines germées. Enfin, il ne faut pas non plus négliger le petit-déjeuner : l’épeautre, sous forme de flocons ou de pain complet est de loin préférable aux corn-flakes !

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